Archives Municipales, Noirlieu 4 M

A Noirlieu, le projet d'une école de filles

Pour donner suite au décret du 19 avril 1862, sur la proposition du ministre de l’Instruction publique et des cultes, une somme de 540 000 francs a été affectée à la construction des maisons d’écoles dans les communes pauvres qui ne pourraient, même pas pour partie, contribuer à la dépense de ces créations.

Le conseil municipal de Noirlieu décida d’une voix unanime la construction dans le cas où la commune pourrait profiter des avantages offerts. Le loyer du local utilisé à ce moment-là comme école était fort cher.

En 1863, le conseil municipal propose un échange de terrain avec Louis Merceron pour construire l’école. Deux ans plus tard, il vend des terrains pour financer la construction et, en 1866, le sous-préfet demande au conseil municipal de délibérer pour approuver le plan et les devis dressés par M. Verrier architecte à Thouars.

En 1870, les travaux de l’école de garçons sont semble-t-il terminés. L’année suivante, le maire donne connaissance au conseil municipal d’un devis de travaux supplémentaires à exécuter et d’un devis pour l’ameublement de la mairie, au sein de la maison d’école. C’est un nouvel architecte qui en a la charge M. Gerbeault de Thouars.

En 1891, il est décidé de construire une école de filles ; les plans et les devis établis par M. Tilleau, architecte à Bressuire, sont validés par le conseil municipal. Elle sera construite en face de l’école de garçons sur un terrain communal, au lieu-dit le Quéreux.

Beaucoup plus tard, en 1960, le sous-préfet approuve la délibération du conseil municipal du 10 octobre sollicitant l’autorisation de modifier le logement de l’école de filles. Le rez-de-chaussée devient la mairie (elle est située à l’époque dans l’école de garçons) et l’étage devient un appartement.

Aujourd’hui l’école de garçons est devenue la cantine et l’école de filles abrite les élèves de maternelle, les élèves du primaire sont regroupés à l’école de Chambroutet.

Au début des années 1980, la mairie a déménagé à l’ancien presbytère, rue de la Martinière.