Archives Municipales Bressuire, série S

Dans les archives, des trésors d'une époque pas si lointaine traversent le temps

En 1935, le Réveil Bressuirais en collaboration avec la Fédération de gymnastique et sportive des patronages de France (F.G.S.P.F.) de l’Union Poitou-Vendée (U. P.-V.) a organisé un grand concours interrégional de gymnastique le 20 et 21 juillet 1935 à Bressuire.

Cette manifestation était sous le haut patronage du ministre de l’Éducation physique et sous la présidence effective de son excellence Monseigneur Mesguen, évêque de Poitiers, de messieurs Salliard du Rivault (président de l’U. P.-V.) et Hébrard (président de la F.G.S.P.F.).

C’est un livret de 36 pages, parsemé d’un grand nombre d’encarts publicitaires des artisans et commerçants de Bressuire, on y découvre à travers l’histoire de Bressuire, l’énumération des membres du comité d’honneur, du comité d’organisation, des organisations technique, matérielle, commission publicité, permanence, service d’ordre et service médical. Pour les concours de gymnastique et de musique, les membres des jurys, ainsi que le détail du programme du week-end.

C’est de la place Notre-Dame le samedi 20 juillet 1935, qu’un défilé des sociétés présentes est parti à 20h45 pour se rendre au stade Saint-Eugène (chemin de Chachon). Une grande fête de nuit y eut lieu avec un concert, des exercices gymniques, l’exhibition d’un champion de France des Patronages et des chants.

La suite des festivités eut lieu le lendemain au Champ de courses (à la Baritauderie) dès 5h30 du matin par les concours de Gymnastique, de Clique et de Musique. Afin de rendre un hommage aux morts de la ville de Bressuire, un défilé des drapeaux de toutes les Sociétés avec un parcours pour l’allée de la place Saint-Jacques à la place Carnot et au retour un autre parcours pour retourner à la place Saint-Jacques est organisé. A la suite un rassemblement général pour une messe militaire sur le terrain sous la présidence et avec allocution de Monseigneur, Evêque de Poitiers.

L’après-midi les sociétés de gymnastique et de musique ont défilé en deux colonnes avec un parcours différent. La première est partie de la place Labâte et la seconde par le boulevard Maréchal-Foch, pour arriver au Champ de Courses. Là un grand festival de gymnastique et de musique a été offert au public avec une présentation de toutes les sociétés, le salut aux drapeaux, exécution, ensemble, exercices. Comme indiqué dans le programme l’apothéose a été prévue à 18h avec le rassemblement général des gymnastes pour conclure avec la lecture du palmarès et la remise du drapeau.

Les tarifs annoncés dans le livret reflètent l’importance d’une bonne organisation et d’une logistique calculée pour ce grand évènement à l’époque. Pour la fête de nuit on devait compter deux francs. L’entrée unique du dimanche était à deux francs et à partir de 10h45 c’était gratuit. Pour accéder aux tribunes l’après-midi il fallait débourser six francs, pour accéder aux chaises de pourtour quatre francs et pour la pelouse deux francs. On comprend aisément que c’était la classe bourgeoise qui pouvait accéder tribunes. On fait la remarque qu’un vaste parc auto sera établi sur le terrain du Champ de Courses, le droit de plaçage lui sera de trois francs.